J’utilise des ordinateurs depuis… presque toujours. Ti57, Ti59, HP-41c, ZX81, Vic-20, Commodore 64, Atari Stf…
Et puis il est mort, l’Atari. Dix ans de bons et loyaux services et il en a eu marre…
Tentative d’arnaque déjouée
Je décidais donc de passer au PC en 1999. À cause du battage médiatique instauré autour du bug de l’an 2000, je décidais, fort sagement, qu’il était urgent d’attendre… l’an 2000, justement. Les ordinateurs vendus en grande surface étant beaucoup trop chers pour ma maigre bourse, je franchis la porte d’un assembleur à coté de chez moi (j’avais vraiment moins de vingt mètres à parcourir). Je choisis un PC à base de Celeron avec 32 Mio de mémoire, une carte graphique de base, une carte sonore nulle, deux enceintes de base et un écran 14 pouces. Ça m’a couté 4 995 FF de l’époque (environ 760 €, de quoi avoir une bonne bête de course de nos jours).
Tout ça était fait verbalement. Le vendeur me dit qu’il imprime le devis, puis va chercher le papier à l’autre bout de la boutique et me le présente fièrement. 6 100 FF. Enfin, un poil plus.
- Euhhh, on avait dit cinq milles, pas six.
- Mais j’ai ajouté Windows, Voyez là. Il vous faut un système d’exploitation !
- Mais, un ordinateur sans système d’exploitation, ça sert à rien !
- C’est pourquoi je l’ai ajouté !
- Mais, c’est idiot, je vais pas le payer à part !
- Ben si, il faut.
- Ben non, je vais mettre Linux
Linux
Je ne suis pas entré dans le monde PC bille en tête. En fait, je n’y connaissais rien du tout, à part les écrans bleus au travail, quand windows plantait. Comme j’étais conscient de ça, je m’étais un peu renseigné avant. J’avais acheté quelques revues. Un truc revenait de façon récurrente. Linux.
Ça devait être génial, libre, gratuit, facile, extensible… J’en oublie beaucoup. Mais dans cet amalgame de superlatifs, j’ai quand même appris la différence entre « libre » et « gratuit ».
J’avais repéré chez le marchand de journaux un hors-série de Linux-France intitulé :
SlackWare : installez là en toute simplicité.
En attendant la livraison de mon PC à 4 995 FF, j’ai acheté ça et dévoré, presque appris par cœur le livret d’une trentaine de feuilles qui accompagnait le cédérom. Parce que, bien sur, il y avait un cédérom qui contenait « toute la slackware ».
Mouais ! L’installation s’est passée comme une lettre à la poste… J’avais une console. 80 x 25 lignes de texte. J’ai mis presque un jour à faire fonctionner le serveur graphique. Mais quand j’ai vu la première fois apparaitre le logo de KDE, j’étais fier comme si j’avais eu un bar-tabac.
Quelques jours plus tard est apparu un opuscule intitulé :
Mandrake, la distribution Linux ultime.
ou quelque chose de comme ça. J’ai évidemment acheté et l’installation complète a été vraiment très facile.
Puis j’ai acheté un modem 56k et pris un abonnement internet chez france-télécom que je trouvais trop cher, un peu plus tard j’ai pris free, puis l’adsl…
En 2004 j’ai découvert Ubuntu, et depuis je suis resté fidèle à cette distribution.